L’essor du naturisme en France


Le besoin d’une gestion centralisée amène la création d'une société financière des centres de vacances : la Soc-Nat gère alors le CHM Montalivet, la Genèse, le Ran du Chabrier, Héliomonde. Puis El Portus en Espagne.

De nos jours

Dans les années 1950, la France dénombrait moins de 5 centres et camping naturistes. En 2006, ils sont plus de 50 de toutes tailles, du petit centre familial accueillant quelques dizaines de personnes aux grands centres de bord de mer qui en reçoivent plusieurs milliers comme au Cap d'Agde. La Fédération française de naturisme (FFN) regroupe 150 clubs au dernier recensement d’avril 2006.

La présence naturiste la plus forte se situe sur le littoral aquitain : actuellement, il y a sur la Côte d’Argent autant de baigneurs naturistes que de baigneurs en maillots. Les premiers, et les plus vastes centres naturistes se trouvent sur cette partie de la côte Atlantique : Montalivet (commune de Vendays-Montalivet), Euronat (commune de Grayan-et-l'Hôpital), Arnaoutchot (commune de Vielle-Saint-Girons), la Jenny (commune de Le Porge).

Le littoral du Languedoc-Roussillon connaît aussi une forte présence naturiste, notamment autour de Port Leucate (Aude) et du Cap d’Agde (Hérault).

Pas de centre naturiste sur la Côte d’Azur, où le paysage naturel s'est raréfié sous le béton, mais il existe quelques petits centres dans l'arrière-pays (Puget-Théniers) et de plus vastes sur les côtes de la Corse. Il y a encore quelques plages naturistes, en particulier au Cap Taillat (commune de Ramatuelle, dans le Var), grâce au Conservatoire du littoral qui a sauvé ce secteur. Il est à noter que les calanques marseillaises sont fréquentées par les naturistes depuis 1929.

La célèbre et splendide Île du Levant possède un village naturiste, Héliopolis, ouvert à tous les publics. À Héliopolis, le bord de la mer doit impérativement rester libre et accessible à tous, aucune privatisation de la bande littorale n’est acceptée. Au XXIe siècle, ce principe naturiste et écologiste y reste toujours en vigueur, contrastant avec le béton envahissant du littoral de la Côte d'Azur. Les copropriétaires naturistes d'Héliopolis ont « gelé » à leurs frais une vaste zone boisée, où toute construction est interdite, qui constitue une réserve naturelle ouverte au public.

Les années 2000 voient surgir la pratique non autorisée de la randonue. De la simple balade en forêt à des excursions plus sportives dans des zones montagneuses ou accidentées, il s'agit là d'associer la sensation de bien-être causée par la nudité à la découverte de coins de nature. C'est donc une forme de naturisme sauvage qui se développe hors des centres autorisés, même si ceux-ci peuvent servir de lieu d'hébergement ou de point de départ.